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Qu’est-ce qu’une maison bioclimatique ?

Habitation

Le concept de maison climatique est étroitement lié au développement durable et à l’emploi de matériaux écologiques.

 

On cherchera à obtenir le maximum de confort possible tout en privilégiant les solutions les plus naturelles possibles (l’orientation, l’architecture, les sources d’énergies renouvelable, etc.). 

 

Une maison bioclimatique se nourrit du soleil pendant la journée. Elle stocke cette énergie puis la restitue dans la maison quand la température extérieure baisse. Dans une maison climatique, on va s’adapter aux particularités du terrain et de l’environnement pour réaliser une habitation économe en énergie et confortable en toutes saisons. Les avantages du lieu d’implantation (climat, topographie, etc.) seront exploités et les contraintes anticipées et gérées, tout cela dès la conception, oui monsieur !

  
Le soleil est donc au cœur de l’architecture bioclimatique. En effet, l’hiver, il met gratuitement à votre disposition – du moins pour l’instant - une source de luminosité et de chaleur. L’été, on tentera de s’en protéger par différents moyens afin de préserver le confort thermique.
 

 

  • On estime qu'une maison bioclimatique consomme jusqu'à 30 % de chauffage en moins qu'une maison traditionnelle.

 
 Pourquoi construire une maison bioclimatique, d'abord ?

 

En dehors de la préoccupation que ceux qui ont des enfants connaissent – laisser une planète encore relativement accueillante aux générations futures – les économies de chauffage prévisibles sont assez appréciables. 

 

Mais un peu d’histoire d’abord ! Les générations précédentes construisaient naturellement des habitations bioclimatiques. On faisait avec les moyens du bord et les moyens du bord étaient écologiques. Néanmoins, après la guerre, il a fallu construire rapidement et économiquement (reconstruction du pays, tout ça). Il faut dire qu’à l’époque se chauffer ne coûtait pas grand-chose. 

 

Désormais, c’est un peu différent. Les prix pour se chauffer ne vont pas en diminuant. Cela rend donc particulièrement judicieux la réalisation d’habitats se chauffant naturellement dans la mesure du possible. De même, les températures grimpent d’année en année. Sommes-nous condamnés à climatiser un peu plus chaque année ? NON. C’est coûteux en énergie (la planète paye également l’addition) et il existe des matériaux capables de restituer de la chaleur et de la fraîcheur. On peut donc favoriser les systèmes dits passifs (matériaux de construction, etc.) plutôt que les appareillages additifs (climatisation, etc.).

 

Pour peu qu’elle soit bien conçue, une maison bioclimatique est confortable et performante. Les calories issues des apports solaires seront stockées dans la masse (les murs par exemple) puis restituées au fil du temps. La régulation de la température se fait naturellement en toutes saisons et les coûts de chauffage et de climatisation s’en trouvent très fortement réduits. Le confort à petit prix, en somme.

 

  • En hiver, les apports solaires chauffent gratuitement votre maison. En été, la température reste fraîche et agréable

 

Le principe

 

Les apports solaires sont captés et convertis en chaleur. Le système de ventilation aura pour rôle de maintenir un confort thermique entre les différentes pièces, en fonction de la saison (diffuser la chaleur l’hiver, évacuer la chaleur l’été). En hiver, la chaleur ainsi captée sera conservée à l’intérieur de l’habitation. En été, c’est la fraîcheur qui sera captée et stockée pendant la nuit et diffusée pendant la journée. Une conception minimisant les ponts thermiques permettra par ailleurs d’optimiser cette stratégie.

 

Ça n’est un secret pour personne, la chaleur a tendance à s’accumuler vers le haut. Afin d’éviter un déséquilibre thermique, le choix des couleurs a de l’importance. On privilégiera les sols foncés, des teintes intermédiaires sur les murs (plutôt claires pour diffuser la lumière ou plutôt sombre pour capter l’énergie) et des teintes très claires ou blanches au plafond. Une surface mate et granuleuse convertira la lumière en chaleur. Une surface lisse et brillante réfléchira la lumière.

 

  • Le béton de chanvre régule naturellement la température grâce à des atouts comme une excellente régulation de l’humidité ou un déphasage thermique élevé.

 

Dans la pratique, voici trois leviers pour construire une maison bioclimatique.

 

1 - L’orientation de la maison revêt une importance capitale. 

 

En hiver, c’est la façade sud qui est la plus exposée aux ensoleillements. En été, du fait de l’angle d’incidence assez important des rayons, c’est les façades est et ouest qui sont les plus exposées.

 

  • C’est par le sud que se fera la grande majorité des apports solaires. Plus il y a d’ouvertures de ce côté-ci, plus on fait entrer de chaleur. On mettra donc le maximum de surfaces vitrées sur la façade sud mais aussi des casquettes solaires ou de la végétation pour se protéger du soleil en été. En hiver, une véranda permettra d’accumuler un maximum de chaleur pendant la journée.

 

  • Au contraire, les apports solaires sont faibles sur la façade nord. Pire, chaque ouverture participe à faire perdre de la chaleur. Cette façade sera donc dépourvue autant que possible de baies vitrées et la toiture sera basse, cela afin de minimiser les déperditions. Les pièces de vie seront placées de préférence sur une autre façade.

 

  • Un aménagement intelligent des fenêtres sur les façades Est et Ouest est recommandé afin d’optimiser le confort été/hiver. Ces façades sont équilibrées en termes d’apport et de déperdition.

 

 

2 – Le choix du terrain

 

On ne peut suffisamment insister sur l’importance décisive du choix du terrain. Chaque terrain à ses spécificités qui le rendent unique. Afin d’exploiter l’énergie et la lumière du soleil, le choix du terrain est important car tous les terrains ne sont pas adaptés à une conception bioclimatique.

 

L’orientation joue un rôle majeur sur les performances thermiques, il convient donc d’opter pour un terrain qui vous permet un ensoleillement sur la façade sud, autant que possible. Une pente sur la façade sud signifie également qu’il est possible d’enterrer la maison au nord. Cela apportera de l’inertie et diminuera l’exposition aux vents sur la façade nord.

 

Une conception bioclimatique, c’est aussi le fait d’utiliser les végétaux pour se protéger du froid ou de l’excès de chaleur. On parle souvent des arbres à feuille caduques pour la façade sud car ils perdent leurs feuilles en hiver. Cela permet donc de se protéger de la chaleur en été mais de profiter des apports solaires l’hiver !

 

Bien que ne faisant pas partie à proprement parlé de la conception de la maison, la proximité du terrain avec le travail, l’école, les transports en commun, le centre commercial est un gros plus pour vos frais de déplacement comme pour la planète.

 

Si vous souhaitez un jour revendre, il peut être judicieux également d’éviter la proximité d’une centrale nucléaire, d’une zone polluée, d’un tronçon d’autoroute, d’un futur aéroport, etc. – vous avez compris l’idée. Inutile de dire qu’avec l’augmentation des coûts énergétiques et le réchauffement climatique avéré, un habitat économe en énergie est un bon placement, quoi qu’il arrive.

 

  • Imaginez que sur le terrain voisin se dresse un immeuble faisant barrage aux rayons solaires venus du sud, un projet de maison bioclimatique quel qu’il soit prend du plomb dans l’aile.

 

 

3 – La conception de l’habitat

 

L’utilisation de certains matériaux présentant une forte inertie permettra d’optimiser les apports solaires l’hiver et de se prémunir des chaleurs estivales. L’utilisation d’un système constructif qui minimise les ponts thermiques semble indispensable.  Evidemment, cela va de pair avec un logement correctement isolé. De plus, il serait judicieux d’utiliser des matériaux capables de réguler l’humidité et de conserver un maximum de perspirance dans les murs.

 

Un mur isolé est 5 fois plus performant que les menuiseries d’un point de vue thermique. Des fenêtres double vitrage sont donc nécessaires. Pour différentes raisons, le triple vitrage est plus cher mais aussi plus efficace, on peut donc s’interroger sur la pertinence de l’utiliser, il semble le plus adapté au nord.

 

Une conception optimisant l’éclairage naturel permettra de réduire la consommation électrique. On placera donc les pièces à vivre (salon, cuisine, etc.) du côté sud pour profiter de la luminosité. Les chambres seront orientées à l’Est et à l’Ouest. On réservera au nord les salles de bain, WC, couloirs, locaux techniques, etc.


A surface égale, il sera plus facile de chauffer une maison avec un étage qu’en plain-pied. On privilégiera donc les formes compactes qui demandent par ailleurs moins de travail lors de la construction (à ce sujet lire l’article sur l’optimisation des chantiers). Un poêle à granulés bien placé au centre de la maison diffusera la chaleur de façon optimale. Dans le meilleur des cas, il se peut même que vous n’ayez pas besoin de vous chauffer ! Les apports solaires ainsi que la chaleur fournie par les occupants pourraient suffire.

 

  • La famille Remillet consomme 5 à 7 stères de bois par an pour chauffer leur maison de 285 m² avec 1 étage (témoignage vidéo)

  

 

Le béton de chanvre

 

Dans une conception bioclimatique, le béton de chanvre apparaît comme une solution de premier ordre tant ses qualités dans la construction sont exceptionnelles.

 

En combinant une architecture bioclimatique avec des matériaux comme le béton de chanvre, vous obtenez une conception ultraperformante et un confort de vie optimal en été comme un hiver.

 

L’eau contenu dans le béton de chanvre se vaporise lorsque la température extérieure augmente brusquement (et inversement) et cela génère trois propriétés distinctes et appréciées :

  • La régulation de l’humidité
  • L’écrêtage des températures
  • La température surfacique des murs est optimale 

 
La forte inertie octroyée par le béton de chanvre permet à l’habitation de se refroidir lentement en hiver et pendant la nuit. Les apports de chauffage sont donc minimisés et il est facile de maintenir une température constante. Une fois la source de chaleur coupée, le béton de chanvre restitue la chaleur stockée et participe ainsi gratuitement au chauffage de l’habitat. L’été, la température reste agréable, le béton de chanvre restituant sur une dizaine d’heures la fraicheur de la nuit. 


 
Avec le BIOSYS, on emboite à sec (c’est-à-dire sans colle ni mortier) des blocs préfabriqués munis d’un système rainure-languette (système par ailleurs breveté). Cela élimine les ponts thermiques au niveau des joints. De plus, la structure poteau-poutre en béton armé est intégrée dans les blocs accessoires (blocs poteau et blocs de chainage) assurant une résistance thermique de 3.17 m².K/W-1 minimum à ces endroits (4.6 m².K/W-1 pour les parties courantes).



Un enduit à base de chaux sur des blocs de béton de chanvre sera une solution parfaite pour obtenir une très bonne isolation tout en assurant une perspirance optimale (ce qui permet de favoriser l’évacuation de l’humidité).

 

  • Le béton de chanvre a peu d’équivalent dans une conception bioclimatique et il n’existe qu’un système constructif en chanvre certifié par le CSTB, c’est le BIOSYS.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce que vous apportez le béton de chanvre dans une maison, cliquer sur le bouton ci-dessous.